Reconstitution

Reconstitution, un concept créé par Human Comédie.

Déroulé

Avant‑spectacle

Ambiance scénique

Sur scène, une grande couverture dissimule un corps inerte, évoquant un cadavre sur une scène de crime.

Accueil du public

Dès l’entrée dans le lieu, le spectacle commence.
Les personnes chargées de l’accueil distribuent des charlottes et des sur‑chaussures, en expliquant au public :

« Vous allez accéder à une scène de crime. Il est impératif de ne pas la contaminer. Merci de marcher dans le chemin indiqué et de ne pas faire trop de bruit : l’équipe de la police scientifique est en train de récolter des preuves. »

Ambiance sonore

Musique d’ambiance à connotation policière, plutôt jazzy.

Début du spectacle

Introduction

Le ou la MC se présente comme inspecteur·rice de police et expose la situation :

« Mesdames et Messieurs, merci d’être venu·e·s. Nous avons à déplorer la disparition violente de Jean‑Jacques. L’équipe scientifique est à pied d’œuvre et le médecin légiste nous fournira prochainement des informations complémentaires.
Pour l’instant, nous allons travailler ensemble afin de comprendre ce qui s’est passé durant la semaine qui a précédé sa mort. »

Le public est explicitement convoqué comme acteur de l’enquête.

Action sur scène

Un ou deux interprètes examinent la scène de crime :
collecte d’objets, manipulation de sacs plastiques, utilisation de pinceaux, regards soupçonneux adressés au public.

Ton général : sérieux et solennel.

Récolte d’informations (interaction avec le public)

Les inspecteur·rice·s interrogent le public :

  • Quel était le métier de Jean‑Jacques ?
  • Quelle était sa situation familiale ?
  • Dans quelle ville habitait‑il ?
  • Quelle était sa plus grande vertu ? Son plus grand vice ?

Le public est également invité à raconter une anecdote récente et réelle d’observation suspecte dans son quotidien
(ex. : un voisin qui a changé de voiture, un collègue arrivé en retard, etc.).

Les anecdotes doivent impérativement être réelles et non inventées.

Support visuel

Toutes les informations sont notées sur un paperboard, au feutre épais, visible de tous.

Transition

« Merci pour toutes ces informations. Grâce à vous, nous allons pouvoir reconstituer la semaine qui a précédé le meurtre. Bon spectacle. »

Régie : noir
Musique : entrée dynamique, groove et funky
Les interprètes retirent le faux cadavre et lancent une courte chorégraphie.

Premier tableau – La vie avant le drame

Contenu

  • Trois scènes stables du quotidien de Jean‑Jacques
  • Deux interprètes par scène
  • Jean‑Jacques est toujours évoqué comme une présence absente

Intentions

  • Installer l’univers
  • Créer de l’attachement
  • Faire émerger la personnalité de l’entourage
  • Introduire 3 à 4 enjeux crédibles pouvant motiver un meurtre

Les personnages restent réalistes, ancrés dans le quotidien.
Ils peuvent être légèrement caractérisés (ex. : couleurs DISC), sans basculer dans le burlesque.

Ton : relationnel, avec de légers games pour rythmer et alléger.

Intermède 1 – Élimination des suspects

Régie : noir, musique jazzy douce
Tous les interprètes sont alignés sur scène.

L’inspecteur·rice demande au public d’éliminer deux suspects, à l’applaudimètre.
Chaque personnage fait une courte déclaration expliquant son lien avec Jean‑Jacques.

Deuxième tableau – Montée des enjeux

Contenu

Scènes introduisant des déséquilibres relationnels ou situationnels.

Objectifs

  • Intensifier les enjeux existants
  • Créer de nouvelles conséquences
  • Accroître les tensions, les conflits et les risques pour les personnages

Intermède 2 – Désignation du ou de la coupable

Régie : noir, musique formelle et angoissante

Trois suspects restants sont alignés.
Chacun prononce un court discours (1 à 2 phrases).

Le MC s’adresse au public :

« Vous nous avez aidés à reconstituer les derniers jours de Jean‑Jacques.
Il ne reste plus que trois suspects.
Nous allons maintenant vous demander de désigner le ou la coupable, et d’en expliquer le mobile. »

Le public vote à l’applaudimètre.

Monologue

Le personnage désigné s’assoit de dos, au centre de la scène.
Il ou elle livre un monologue exposant :

  • le mobile
  • une éventuelle faille
  • une justification ou l’absence de remords

Troisième tableau – Les conséquences

Cette partie explore l’après‑meurtre :

  • rivalités
  • colères
  • révélations
  • trahisons
  • amours contrariées
  • regrets ou opportunités nouvelles

Elle permet de montrer comment la mort de Jean‑Jacques reconfigure l’ensemble des relations.

Tableau final

Scène finale

Lumière tamisée.
Le ou la meurtrier·ère est seul·e en scène, en prison, les mains agrippées à des barreaux imaginaires.
Silence.

Régie :
Noir → musique dynamique, flashs lumineux, alarme.

Les autres interprètes incarnent les gardien·ne·s et miment une évasion.

Le ou la meurtrier·ère s’avance sous une lumière rouge et déclare :

« Je me vengerai… Je n’ai pas fini le travail. »

Noir.

Saluts

Après une trentaine de secondes, l’ensemble des interprètes revient sur scène pour le salut final.